28 octobre 2011

Georges et la mort


Georges et la mort de Guimin
chez 12bis 15,00e

La mort a pour mission de faucher Georges. Georges le pauvre type que toutes le commères du village haïssent, dénigrent et prennent pour le pire malotru.
Mais au moment de se servir de sa faux, Georges entame une chanson accompagné de sa guitare, l'air est sympa, les paroles drôles et sensibles, pas de la grande chanson très recherchés, mais des paroles sensées sur ce qui l'entoure...finalement elle retarde l'échéance, attends la fin de la chanson, et pourquoi pas écouter la seconde?
Bon la mort a failli à sa tache, elle a pris en pitié ce pauvre Georges, mais ses chansons sont si belles, elle va l'aider du mieux qu'elle le peut, après tout la mort peut attendre, non?

Plein de poésie et de drôlerie, cette bande dessinée n'est pas un hymne à Georges Brassens, mais on sent tout de même que l'auteur a lui aussi été touché par les textes de ce chanteur, Georges n'est pas le super héros, il est le pauvre gars qui accompagné de sa fidèle pipe et guitare a su émouvoir la mort, elle lui a laissé du répit pour que l'on puisse découvrir des textes aujourd'hui incontournables.
Des personnages secondaires sont aussi importants, ainsi les femmes de bonnes conditions qui se donnaient à cette époque des prestances et soi disant des mœurs irréprochables, qui se permettaient de juger les miséreux, ne sont pas aussi bien sous tout rapport, elles en sont drôles et si bêtes, on ne peut s'empêcher des se marrer....

ce petit récit est de toute justesse, mêlant humour et sensibilité, on ne peut que l'aimer

22 octobre 2011

Anuki


Anuki de Sénégas et Maupomé
aux édtions de la gouttière 9,50e


Anuki qui s'ennuie profondément dans sa tribu décide de se balader dans la campagne environnante, et rencontre quelques embuches, décidément c'est pas drôle d'être un petit indien, jusqu'à ce qu'un adulte lui donne un jouet en forme d'oiseau, la vie est de nouveau belle et joyeuse, mais Anuki est si joyeux qu'il ne fait pas attention et boom!!!!! l'oiseau se loge en haut de totem du camp, pour un petit indien haut comme trois pomme, il est difficile de grimper, Anuki ne manque pas d'idée, il décide de plumer les poules qui lui font la vie dure depuis quelques heures pour faire des ailes et ainsi voler à la rescousse de son jouet.....



Cette bande dessinée est muette, il n'y a pas de texte, mais la force du dessin nous donne l'intonation, l'émotion qui se dégage de chaque case. Cette bd est destinée au plus jeune à partir de 4/5 ans, mais les plus grands y trouveront aussi leur bonheur, elle est drôle, rafraichissante, pleine de bonne humeur, de farces et d'aventures, c'est un régal à lire.

De plus elle est issue d'une petite maison d'édition, la qualité et la recherche sont au rendez-vous, comme quoi il n'y a pas que « les grands groupes » qui savent nous donner de l'émotion et de la qualité, c'est vraiment une bd qui en surprendra plus d'un, je me revoie entrain de pouffer face au situations coquasses dans lesquels ce petit indien se retrouve, la présence des animaux farceurs ou dangereux donne du piquant à l'histoire, il y a du rebondissement et aussi une petite moral à la fin.
Vraiment c'est le cadeau de Noël à offrir aux enfants en cette fin d'année!


Namida usagi


 Namda Usagi de Minase Ai
chez panini  6.95e
Au collège, Momoka Usami se retrouve assise à côté de Takahiro Narumi, un garçon lugubre que toute la classe évite. Une rumeur dit que les jeunes filles qui l'ont comme voisin ne trouvent jamais l'âme sœur. Un peu dépitée, elle prends son mal en patience et essaye de créer une meilleure atsmosphére à cote de ce garçon, Finalement, Momoka apprend à le connaître et découvre un garçon sensible et attentionné.
Un petit Shojo tout en poétique et finesse, une histoire de jeune ado et d'amourette qui séduira toutes les jeunes filles romantiques, un dessin soigné et trés beau, à découvrir


6 octobre 2011

Noé


Noé T1 Pour la cruauté des hommes de Aronofsky, Handel et Henrichon
Chez le Lombard 15,95e

Noé et sa famille vivent sur une terre sans espoir, la vie a abandonné les cultures, la sécheresse est le lot quotidien et la cruauté des hommes détruit le peu d'âme vivante. Mais Noé est un homme de bien, il espère un monde meilleur pour sa famille, et cherche ainsi a pacifier le reste du monde. Chaque nuit il est assailli par des visions du créateur, un déluge se prépare mais personne ne le croit, il emmène sa famille loin dans les terres chercher des réponses....


l'histoire de Noé est déjà bien connue, mais celle-ci est assez subjugante, une histoire revisitée avec des anges déchus d'ailleurs qui  une fois sur terre ne ressemblent plus vraiment à des anges mais plutôt à des Trolls, un monde un peu fantastique!
Noé est l'homme de bien que nous connaissons de la genèse, il y a une forte influence des textes bibliques en même temps c'est normal pour l'histoire de Noé, mais elle est fortement déviée de ce que nous connaissons.
Un monde post-apocalyptique avec des technologies, des guerres, des soifs de pouvoir et de contrôler le monde, et de la bonté! Tous les ingrédients sont réunis dans ce début de série, qui m'a beaucoup plu, et pourtant revisiter l'Histoire de Noé n'est pas chose facile!
Noé est un bande dessinée qui mêle plusieurs genres, fantastique, historique mais les amateur de Bd sf y trouveront aussi leur comptent, le graphisme est détonnant, magnifique, un réel plaisir de lecture avec des couleurs chaudes, et des décors splendides.
Pour moi il y a un petit rappel à Rosinski dans les pages, avec la vision du créateur, un rectangle noir, comme dans le grand pouvoir du Chninkel, est-ce voulu? Une coïncidence? Ou réellement un clin d'œil à cette bd qui témoignait déjà de la genèse? A chacun son avis et ses théorie!
Une série à suivre donc.....

29 septembre 2011

La terre sans mal


La terre sans mal de e.Lepage et Sibran
Aire Libre  livre épuisé

Eliane est une jeune française, qui part au Paraguay pour y étudier les Indiens Mbyas et leur langue.
Les indiens sont résignés dans leur vie d'esclave et subissent de la part des Blancs des actes de violences et maltraitance! Le peuple se meurt. Un matin, pourtant le village est en effervescence, le Karai est arrivé et leur a promis de les conduire à la « Terre sans Mal », cette terre attendue, et idéalisé où le peuple pourra vivre en paix...Le chemin sera long et périlleux, beaucoup y perdront la vie.
Eliane, quand a elle a décidé de les suivre un bout de chemin, et de retourner en France après, mais nous sommes en 1939, la guerre a été déclarée, les juifs sont emmenés, et Elaine n'a plus de famille, elle décidera de devenir une vrai Indienne en prenant le nom de Napagnouma.

La terre sans mal, est un récit sur un peuple en perdition, entre tradition, croyance et resignation. On découvre un peuple qui n'a plus foi en rien jusqu'à la venue du Karai « homme dieu », qui leur promet une vie meilleure sur une terre où le mal n'existe pas! On découvre ainsi un peuple qui a si peu de retour sur le monde qui l'entoure, qu'il préfère se jeter à corps perdu dans les paroles d'un illuminé. 


Ce récit nous emmène dans les terres reculés de l'Amérique du sud, foret, lac, plaine, tous les paysages y sont représentés de façon superbe, c'est un voyage fabuleux, même si le but de ce voyage et l'aboutissement lui n'est pas aussi beau que l'on aimerait,Cette jeune française est le lien entre ce peuple indien et nous lecteur, elle nous sert de guide, nous invite dans ce voyage initiatique et nous montre la volonté du peuplé à croire en un monde meilleur! A l'heure de la grande guerre en France, elle voudra aussi croire à cette Terre sans Mal, qui la délivrera de ses démons et lui donnera une nouvelle raison de vivre.

Cet album, je l'ai d'abord acheté pour son graphisme, Emmanuel Lepage, nous illustre parfaitement tous les décors, les hommes, la jungle, la vie..c'est un album qui nous fait voyager, rêver, et nous fait découvrir des  lieux inconnus, c'est vraiment ce que j'ai ressenti à l'époque, et aujourd'hui encore après cette relecture. Sibran quand à lui a fait un travail de recherche pour que le scenario soit le plus vraisemblable, que nous ayons vraiment l'impression que cette jeune linguiste a existé, que ce peuple s'est éteins de cette manière! « La terre sans mal » est une histoire qui nous ne laisse pas de marbre, elle nous transporte dans son périple et sa tragique fin!
Malheureusement cet album est à l'heure d'aujourd'hui épuisé, c'est fort dommage, car ce récit de voyage est de toute beauté!


La terre sans mal a reçu en 2000 le prix des libraires, et rentre donc dans le challenge Roaarr de Mo'

26 septembre 2011

Réseau bombyce

Réseau Bombyce T1 Papillons de Nuit  De Corbeyran et Cecil
chez les Humanoides associés 12.90e


Bombyce: Insecte lépidoptére. Papillon nocturne d'un genre particulièrement nuisible. Difficile à capturer.
Dans un début du Xxe siècle réinventé avec une inspiration Art nouveau et autres inventions,, Eustache et Mouche sont deux voleurs qui forment le renommé Réseau Bombyce. En volant un Baron il découvre par hasard des actes de barbarie sinistres et meurtres envers les prostituées. Bien décidé à le faire chanter pour ses actes odieux et ainsi réservoir une petite fortune, ils mènent l'enquête mais la jeune Zimbeline elle même prostituée et amie d'Eustache sera l'une es favorites du Baron!

Il y a  longtemps que cette série me faisait de l'œil,, je me suis lancée, et là, étonnement, elle est vraiment sympa à lire, le scénario, le graphisme tout est bon!
Ce premier tome est en quelque sorte une mise en bouche, on découvre les personnages Eustache et Mouche, deux voleurs qui savent utiliser les inventions du nouveau siècle pour faire de beaux et grands cambriolages, c'est pour cela que le Réseau Bombyce est si connu, ils sont intouchables! De vrais experts!, Mais aussi leur passé qui est en lien avec cette nouvelle enquête, on situe l'action et le pourquoi de l'action, on sait que tout ne va pas être simple, et à la fin de ce premier tome les questions demeurent et d'autres arrivent, mon premier sentiment à la dernière page a été « j'attaque le second tome »


Le réseau Bombyce, est un peu futuriste, avant gardiste, elle mêle le début du XX siècle et des inventions plus récentes, pour donner un paysage, un décor à couper le souffle, Cecil au dessin illustre parfaitement cette période par des couleurs chaudes et des dessins très réalistes, c'est ce qui m'a plu au premier abord de cette série, Puis Mr Corbeyran au scénario, nous donne de la profondeur, une énigme sans être trop compliqué qui nous donne envie de lire la suite, et de connaître tous les rouages de cette série! C'est vraiment une belle découverte!

Le réseau Bombyce a reçu en 2001 les Prix des libraires et entre donc dans le challenge Roaarr de Mo'

22 septembre 2011

Le grand pouvoir du Chninkel

Le grand pouvoir du Chninkel de Rosinski
14.95 e chez Casterman


Sur Darr, la guerre fait rage entre les trois immortels (Zembria la cyclope, Barr-Find main noire et Jargoth le parfumé ) qui dirigent une partie des contrées et des peuples. Le peuple des chninkels est ainsi à l'état d'esclavages, c'est lors d'un énième combat, que J'on, jeune chninkel se réveillera sous les corps des combattants, errant seul dans la nature, U'n le roi absolu, le maitre créateur des mondes, lui confiera la lourde de tache, de faire cesser la guerre entre les 3 immortels sous peine que Dar soit détruite à jamais. Ainsi il lui délivre le « grand Pouvoir du Chninkel », mais quel est-il réellement?

Rosinski a eu un coup de génie en 1988 lors de la conception de cette bd culte! Oui culte car tout le monde la connait, ou en a entendu parlé! Cette chronique nous donne une nouvelle vision de la vie, une petite philosophie comme quoi l'homme et tout être vivant avant lui, n'a su que détruire son environnement, se faire la guerre par jalousie et idéologie.
L'homme et ses croyances sont ainsi le pire fléau de l'humanité.

Il est vrai que cette bande dessinée m'avait marqué la première fois que je l'avais lu, j'avais alors une quinzaine d'années, et pas les mêmes réflexions, je ne voyais pas la force tranquille qui se dégage de ce livre, je n'avais pas saisi qu'elle était un jugement sur l'humanité et ses déboires, je la voyais plutôt comme une fable qui nous racontait ce qu'il y aurait pu avoir avant les dinosaures et d'où venait les hommes! Mais après cette relecture, je dois dire que le jugement est sévère et réaliste, l'homme et sa soif de pouvoir, sa jalousie, son égoïsme, son égocentrisme et son ignorance le conduise à sa propre destruction.
La destruction de toute forme de vie n'est que retardé, les hommes oublient leurs fautes passées, les enfants ne s'intéressent plus qu'à l'avenir en commentant les mêmes erreurs que leurs ancêtres, mais comment peuvent-ils le savoir, car à force de regarder toujours devant, on finit par oublier qu'il y avait un avant! c'est un peu ce que je ressent du message délivré des descendants de Bom-bom, cette renaissance n'est que le début de la fin!
C'est ainsi que je vois cette bande dessinée, elle me parle, me questionne sur l'humanité et ses dérives, d'autres verront juste une histoire bien ficelée, mais ce n'est que mon avis personnel, et il ne pèse pas bien lourd sur la blogosphère.

Il y a plusieurs années une version couleur avait été faite, je dois dire que cette version ne m'avait pas séduite, déjà d'une je possède la version noir et blanc identique à celle de 1988, et puis la colorisation des scènes ne m'avait emballé, je trouve que c'est trahir un peu l'histoire et la bd originale que de vouloir la coloriser, elle est tellement magnifique en noir et blanc, pourquoi l'enlaidir, donner une   
                      autre vision de cette chronique par le jeu des couleurs!



Cette bande dessinée est vraiment indispensable, elle est une valeur sure même plus de 20 ans après sa sortie, c'est en quelques sortes un classique du genre.

cette bande dessinée a reçu le Prix Fauve prix public en 1989, elle rentre dans le challenge Roaarr de mo'